CinéHorizons.net : Actualité ciné, films 2012, films 2013, affiches, trailers...

Preview : John Carter - Cinéhorizons y était !

Preview : John Carter - Cinéhorizons y était !

La semaine dernière le producteur Jim Morris (ancien responsable des effets spéciaux d'ILM, et producteur de Wall-E) et le comédien Taylor Kitch (le Gambit de X-Men Origins - Wolverine) sont venus nous présenter des images de John Carter, film événement à plus d'un titre.
 

Ce serait mentir de dire que l'on en attendait moins en entrant dans la salle. Il y a fort longtemps que le nouveau film du réalisateur de Wall-E suscite pour nous une excitation non simulée, tant le projet s'annonce comme étant l'un des plus prometteur de ces dernières années.

 

Dès le départ, John Carter s'est révélé comme étant un pur film d'artisan (c'est bien Andrew Stanton qui s'est emparé du projet (dans les cartons depuis près de 80 ans!) pour le proposer au studio, et non pas l'inverse), et affichait clairement ses ambitions de livrer un gigantesque film d'héroic fantasy spatiale, où les techniques modernes seraient au service d'une véritable narration classique, et où l'on retrouverait enfin la notion de grand spectacle, porté par un personnage iconique.
 

 

On ne peut pas parler de John Carter, sans parler de technique, puisque Stanton repousse à nouveau les limites offertes par le numérique, via une utilisation des effets spéciaux plus pertinente que jamais. Si Avatar constituait un bond de géant dans l'utilisation de la performance capture (technique qui capture la performance des comédiens pour la projeter sur un modèle 3D), John Carter en est le digne petit frère. En effet, dans Avatar, le génie de Cameron était d'avoir sur créer un univers et des personnages entièrement numériques sans pour autant nous donner l'impression d'être dans un film d'animation, malgré le fait qu'approximativement 80 % de ce que l'on voyait à l'écran soit généré par ordinateur. Dans le film de Stanton, le réel côtoie constamment l'irréel. Le film a été en grande partie tourné en décors naturel (dans l'Utah) tandis que des décors sont construits dans des studios britanniques. Ces éléments « réel » se verront augmentés via le numérique pour proposer l'univers extraordinaire que mérite l'histoire.

 

Il en va de même pour les personnages, puisque Taylor Kitch et Lynn Collins côtoieront notamment un Willem Dafoe méconnaissable s'il en est, puisque c'est à Tars Tarkas, un extra-terrestre vert de près de 3 mètres (les Tharks) qu'il donnera vie, via la performance capture.

 

Le leitmotiv de la conférence de Jim Morris était pourtant le suivant : la finalité de Stanton et son équipe à toujours été l'histoire qu'il voulait raconter. Il n'a toujours été question que de rendre cet univers réel que pour faire vivre les personnages qui y évoluent. Et on ne peut que lui donner raison.

 

Car, finalement, toutes ces considérations techniques et théoriques nous passent au dessus de la tête, à la vue des quelques images que nous avons eu la chance de découvrir. John Carter est avant tout un événement pour tous les gosses que nous sommes. Au delà des révolutions techniques, des intentions louables, nous sommes surtout face à un véritable cadeau pour les fans d'imaginaire. Ce que Stanton a réussi à capturer, bien plus que tout, c'est une capacité à rêver, à faire rêver, à raconter. A la vue des extraits, il m'était impossible de penser à la performance capture, au numérique, à la technique, à la mise en scène (impeccablement lisible et impressionnante), aux acteurs. Je voyais John Carter, je voyais des Tharks, je voyais Mars. Porté par la sublime de Michael Giacchino, je vibrais face aux morceaux de bravoure du héros, surpris par les intenses émotions véhiculées par les images (notamment dans une scène où John Carter, hanté par les traumas de son passé, se livre à une bataille qui nous redonnait le sens du mot « épique »), je m'attachais déjà à son compagnon animalier, et je me suis retrouvé gamin à retrouver des émotions que seuls les grands films possèdent. Tout paraît tellement évident qu'il suffit juste de s'asseoir et de contempler.

 

John Carter n'est pas un blockbuster, ce n'est pas une grosse machine hollywoodienne gavée d'effets spéciaux, mais une grande épopée, du genre de celles qui nous rappellent que le cinéma est avant tout une machine à projeter les rêves sur grand écran. C'est en tout cas la promesse qui nous est faite et ce que l'on a touché des yeux.

 

Retenez bien son nom, car le 7 Mars, arrivera sur grand écran un événement comme il y en a tous les 10 ans. Une date qui pourra bientôt résonner comme les 25 Mai 1977, 23 Juin 1999, 19 Décembre 2001, et 16 Décembre 2009...

 

©2012 Disney Les marques « JOHN CARTER » JCM Design et « UNE PRINCESSE DE MARS » sont détenues par Edgar Rice Burroughs, Inc. tous droits réservés

 

 

Film(s): 
Nombre de commentaire(s) : 1
Posté le : 24 janvier 2012 16:07:13

Ouh là déjà que j'attends ce film avec une grande impatience, la pression monte d'un cran, vivement le 7 Mars !