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Rédacteur : admin Posté le : 20/12/2009 |
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Il suffit d'observer le calendrier des sorties pour constater que les super-héros ont encore la pêche. Alors que beaucoup prédisait une disparition progressive du genre, les cartons de Iron Man, et, bien sûr, de The Dark Knight, ne font que confirmer une chose : on a pas fini d'en chier.  L'Incroyable Hulk s'inscrit donc dans le grand projet d'envergure de la Marvel, qui est de livrer un diaporama de ses personnages (outre Iron Man  et Hulk, sont prévu Thor, Captain America), afin de tous les réunir dans un Avengers prévu pour 2011. Si l'entreprise peut paraître alléchante sur le papier, il faudrait encore que derrière tout ce blabla, on parle également de cinéma.  En réaction à la réputation assez moyenne (du moins pour le grand public) du film bancal de Ang Lee, la Marvel a donc décidé de lancer une nouvelle franchise sur de nouvelles bases. En lieu et place du cinéaste asiatique auteurisant, elle place le technicien frenchy Louis Letterier à la barre. Le concept est attirant, et les premières images font mouche, cet Incroyable Hulk a l'air d'être un bon actionner bien décérébré mais fun de bout en bout. L'ironie veut que le sujet du film soit de se méfier des apparences trompeuses...  Aussi bancal soit-il, le Hulk de Ang Lee avait au moins l'immense mérite d'être une entreprise sincère, cohérente, et intègre. Il ne se dégage dans cette nouvelle monture, pourtant moins ambitieuse, pas la moindre sincérité ni cohérence.  Alléchant sur le papier, L'Incroyable Hulk se révèle être une immense déception sur grand écran. Sans aucune cohérence narrative, le film se contente de piocher des éléments dans d'authentiques références (La Mort dans la Peau, King Kong) sans en reprendre la substance. Au centre du film, les interactions entre les personnages rappellent les meilleurs épisodes de Amour, gloire et beauté, tantôt lourdingues (violons à l'appui) tantôt risible (Banner est dans l'incapacité de tirer son coup, sous peine de se transformer, le tout étant, bien sûr, présenté de manière hautement dramatique), terrible quand on sait que ce genre de séquences occupe 75 % du métrage, le reste étant comblé par le duo de Laurel et Hardy, le Général Ross, et Emile Blonsky, campé de manière incroyablement pitoyable par Tim Roth (faut dire qu'il n'a pas grand chose à camper...).  Quand à la fameuse confrontation de 26 minutes entre Hulk et le grotesque Abomination, climax du film ? Du pipi de chat (à l'image de l'œuvre dans sa globalité) les deux colosses se contentant de brasser du vent en détruisant tout sur la passage, l'ensemble étant emballé sans aucune idée de rythme, de tension, de souffle. Mais tout s'explique quand on découvre la scène qui clôt le film, annonçant avec fierté un Avengers, puisqu'elle nous confirme que ce film ne fait QUE parti d'un immense coup marketing. Pensez d'abord à faire des films, on verra ensuite... |
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